Créée au RIVE GAUCHE en 2003, l'association PLACE PUBLIQUE s'est donnée pour mission d'affirmer et de défendre le rôle essentiel de l’art et de la culture, de revendiquer l’accès à la culture comme condition essentielle de la citoyenneté et de proposer à tout citoyen un espace de réflexion, d’expression et d’action . ..
Qu'attendons nous des programmes des différents candidats en la matière, que représentent l'art, la culture, pour nous, dans notre vie quotidienne, dans la société, qu'en attendons nous?
Des membres de Place Publique ont souhaité exprimer leur sentiment à cet égard, et rassembler des réflexions, des témoignages sur la place et le rôle de l'art dans la société.
vos commentaires et vos réflexions sont les bienvenus , d'avance merci pour vos contributions,
Ecrivez nous : cultureplacepublique@free.fr
Prochaine réunions (changement de rythme)
14 avril, 5 mai*, 19 mai, 2 juin, 9 juin.
*communication sur les OGN
Rencontre avec les Intermittents
Nous, présidents de compagnies et d’associations oeuvrant dans le domaine artistique,
Nous, directeurs de scènes nationales, centres dramatiques régionaux, scènes conventionnées…
Nous, structures professionnelles culturelles qui employons des artistes intermittents,
Ensemble, faisons le constat suivant :
Alors que les artistes et compagnies contribuent à la découverte des pratiques artistiques et à la démocratisation du spectacle vivant.
Alors que les artistes privilégient un travail de proximité en irriguant tout le territoire au profit du plus grand nombre : milieu scolaire, universitaire, populations exclues ou en difficulté (chômeurs, handicapés, personnes âgées, hôpitaux, prisons, quartiers difficiles…).
Alors que les artistes vont à la rencontre de tous ces publics en partenariat avec l’ensemble des collectivités locales, qu’ils se placent au cœur de la société, qu’ils créent du lien social.
Nous assistons aujourd’hui à une remise en cause de l’ensemble de ces actions par un durcissement dans l’interprétation et l’application du nouveau protocole UNEDIC régissant le régime des intermittents du spectacle. En effet, les ASSEDIC font passer ces actions au régime général, niant leur dimension artistique. Comme si l’artiste en dehors de ses créations propres, se transformait en animateur, éducateur, formateur ou enseignant. Or, ces interventions sont demandées expressément par les publics, enseignants, les administrations… et le plus souvent, sont subventionnées et labellisées par les tutelles (DRAC, éducation nationale,..). Elles sont effectuées par des artistes dont la pratique principale est la recherche, la création et la scène. C’est en cette qualité que leur concours est sollicité, en tant qu’ouverture, reflet, soutien et conseil aux professionnels exerçant en permanence dans ces diverses structures, et en aucune manière afin de les substituer à ces derniers. Les artistes que nous employons n’ont pas vocation à accéder au titre de formateur, d’enseignant, d’éducateur, de thérapeute, d’animateur ou autre, ni à les remplacer. Le travail de mise en scène d’un groupe amateur est le même que dans un cadre regroupant des artistes professionnels, cet accompagnement débouchant la plupart du temps sur des représentations publiques. Précisons en outre, comme il l’a été spécifié par la représentante des ASSEDIC aux réunions d’information de juin 2007, que ce n’est pas le lieu de représentation qui détermine la nature du travail, puisqu’on peut faire du spectacle dans la rue, dans une bibliothèque, une école, un centre social, un café, une église…
Et pourtant, depuis plusieurs mois, des contrôles abusifs frappent artistes et compagnies, produisant d’avantage de précarité et d’exclusion.
En conséquence,
Nous décidons de rétribuer les artistes que nous employons pour ces ateliers de pratique artistique en services horaires au titre de l’annexe 10.
Nous demandons un moratoire immédiat sur les contrôles que vos services exercent actuellement à l’encontre des compagnies et dont pâtissent les artistes intermittents que nous employons.
En effet, nous vivons visiblement une situation incohérente :
D’un côté, les collectivités locales, territoriales, théâtres, ministères… nous demandent explicitement l’intervention d’artistes sur leur terrain, parallèlement au travail de création.
De l’autre côté, les ASSEDIC nient la dimension artistique de ces interventions d’accompagnement de publics amateurs, se basant sur des critères arbitraires et contestables. La divergence d’interprétation étant manifeste, ce moratoire indispensable devra durer tant qu’il n’y aura pas eu réelle harmonisation sur la question. Ceci afin que les artistes que nous employons cessent d’être les victimes au premier chef de ces incohérences flagrantes.
Signataire:
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